Facebook, ça sert aussi à ça…

Oui, je sais, j’ai beaucoup critiqué Facebook, tout en reconnaissant qu’il s’agissait surtout d’exercer un peu de retenue quant aux informations partagées. Et de ne pas oublier que les écrits restent.

Mais hier soir, grâce à Facebook, j’ai passé une super soirée.

Je reprends un peu en arrière. Il y a quelques mois, mue par je ne sais quelle nostalgie mélancolique, je décide de rechercher quelques amis du temps de mes études aux US, un temps que les moins de 15 ans ne peuvent pas connaître. Et en particulier ma meilleure amie de l’époque bénie où on était jeunes, on était beaux, on sentait bon le sable chaud ou presque, sous les -30° hivernaux du Massachussetts.

Elle est danoise, et porte un prénom et un nom très commun (enfin au Danemark, parce qu’en France je n’avais jamais entendu ni l’un ni l’autre). Quand j’ai tapé son prénom et nom dans le « find friends » de Facebook, j’ai eu 50 pages. Mais ultra motivée, j’ai passé les pages en priant pour qu’elle ait mis sa photo, parce que sans, je ne savais pas comment j’allais faire (entre le manque d’infos quand on n’est pas amis et le fait que les pages soient en danois, que je ne maîtrise pour ainsi dire pas du tout…). Et heureusement, il y avait une photo. Donc à la page 36, me voilà cliquant toute émotionnée sur le « add as friend », en espérant qu’elle me reconnaisse.

C’était une de ces amies de l’université, « foreign student » comme moi, qui habitait dans le même dorm, et avec qui j’ai fait les 400 coups des campus américains. Une de ces amies où on se dit qu’on ne se perdra jamais de vue, parce que on s’était tout simplement trouvées. Mais j’avais quand même peur qu’elle ne se rappelle pas de moi.

Il faut dire qu’on ne s’était pas vues depuis 14 ans, parlé depuis 11. La dernière fois qu’on s’était vues, c’était pour son mariage, décidé rapidement car son ami était muté en Zambie et qu’il fallait qu’elle ait son visa pour le suivre. J’avais sauté dans un avion depuis les US pour passer 4 jours à Copenhague pour ne pas rater ça. La dernière fois qu’on s’était parlé, elle m’avait annoncé qu’elle attendait son premier enfant. Mais on a beaucoup déménagé toutes les 2, et on s’est perdu de vue bêtement, sans même s’en rendre compte.

Elle m’a reconnu, elle m’a accepté comme amie, elle a répondu à mon message. Et il y a une semaine, elle m’annonce qu’elle vient à Paris 3 jours pour le boulot. Et on a dîné ensemble hier soir.

On a passé presque 5 heures à réminiscer et surtout se mettre à jour sur les 14 dernières années. Avec la même intimité, les mêmes sourires, les mêmes discussions interminables sur la vie, la mort, la choucroute, les mecs, la politique, le monde qui change, et pour la première fois de notre amitié, les enfants, et le temps qui passe. Et c’était juste génial.

Donc on peut critiquer Facebook, et je suis la première à le faire. Mais je dois reconnaître que sans Facebook, je ne l’aurai pas retrouvée.

Et ça aurait été dommage.

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  1. […] suis tombée sur celui-là, et me suis dit, pourquoi pas ? J’avais déjà pas mal écrit sur Facebook, et en particulier les problèmes de privacy, donc je me sentais […]



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